DEBOUT TOUS !

On reproche souvent aux Français leur arrogance, leur prétention, leur chauvinisme… Napoléon en serait la cause. Sous la Révolution, il fut l’antidote de l’anarchie. Sous le Consulat et le Premier Empire, il devint le génie civil et militaire. Il avait cette noble ambition d’apporter l’espoir, la réussite, l’honneur et l’amour de la patrie. Sous son impulsion, le peuple retrouva vertus antiques, et franchit les limites du possible et de la gloire. De là, est né ce sentiment d’invincibilité.

Or, Napoléon ne fut que de passage, un soldat parvenu. Il savait qu’il ne pouvait garder sa constance indéfiniment et que son pouvoir ne survivrait pas aux coalitions successives et déloyales. Depuis sa défaite de Waterloo et son abdication en 1815, la France est orpheline. Elle abdique à son tour, et son peuple se condamne à mourir en silence.

La perfide Albion avait réussi sa revanche sur la guerre de cent ans au prix d’un endettement colossal. L’ère de la domination anglo-saxonne débutait. La société française allait se soumettre à leur système commercial, se formater à sa langue et en devenir consommatrice.

L’HÉRITAGE MATÉRIEL

Il reste une architecture civile et militaire :

Le code civil, le code pénal, le code du commerce, la cour des comptes, le lycée, le baccalauréat, l’université, l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, la Légion d’honneur, la banque de France, les prud’hommes, les grands monuments tel l’Arc de triomphe, puis il y a l’art avec ses tableaux, manuscrits et armes que les collectionneurs s’arrachent.

L’HÉRITAGE SPIRITUEL

La société française du début XIXe siècle était héritière des Vercingétorix, Charles Martel, Roland, Du Guesclin, Jeanne d’Arc et soldats révolutionnaires, toujours à se lever face à l‘oppression et à défendre avec honneur les intérêts d’une nation libre et indépendante.

Mais les guerres du XXe siècle aux folies destructrices ont fini par raréfier la descendance et ont apporté des conséquences désastreuses. Beaucoup de familles n’ont pu recevoir le savoir de leurs aïeux et subissent des traumatismes inavoués. Elles se résignent, perdant l’honneur et la volonté de résister. Certaines finissent par brader leur héritage pour un besoin financier.

Et il y a ces arrogants, prétentieux et chauvins, ces grognards, rescapés de ce déclin, qui gardent au fond de leur esprit la flamme d’espoir, cette empreinte de la glorieuse Histoire de leurs ancêtres. Ils la recherchent, la retrouvent puis la relatent, d’autres la jouent et se prennent pour les héros le temps d‘une reconstitution de bataille.

Mais ce n’est qu’une illusion, un souvenir, un sentiment nostalgique, une réaction qui n’est, en réalité, que l’ultime souffle avant l’extinction.

LE CHANGEMENT

N’avez-vous point remarqué que vous ne savez que peu de choses sur vos ancêtres ?

N’avez-vous point remarqué que des familles se désunissent ?

N’avez-vous point remarqué les dérives de l’enseignement et de l’éducation ?

N’avez-vous point remarqué le désintérêt pour l’Histoire et la suppression de certaines périodes d’histoire de France du programme scolaire ?

N’avez-vous point remarqué la modification de la langue française ?

N’avez-vous point remarqué que la France n’a plus son indépendance et sa liberté, qu’elle se met aux crochets d’un nouveau système ?

L’arrivée en masse de communautés étrangères est la volonté des colons modernes, une nouvelle forme d’esclavage à moindre coût pour répondre à l’hyperconsommation. Ces communautés pourraient s’intégrer à notre héritage matériel ou pas, mais il est certain qu’elles ne se lieront pas à notre héritage spirituel, puisqu’un arbre ne peut renier ses racines. Les tronçonneuses républicanistes couperont jusqu’à la guerre civile et la société uniforme sans frontière prendra place.

LE DESTIN DES HÉRITIERS

Résister ?

S’installer dans des réserves ?

ou accepter de se fondre dans la masse ?

La démocratie est cruelle, puisque c’est le plus grand nombre qui assoit sa domination.
Les paroles prophétiques de Napoléon se réaliseraient-elles ?

Vivez avec les idées de votre siècle. Vivez pour elles, elles vous entraînent ; vivez contre elles, elles vous renversent.

Le destin de la « société nation » serait donc d’accepter de disparaître au profit d’une société apatride, ou cosmopolite, ou de consommation, ou individualiste ou peut-être le tout à la fois.

À moins qu’un miracle ne se produise, qu’un chef, resté jusqu’à présent observateur, apparaisse et intervienne pour la renaissance.

Que peut-on transmettre aux générations issues de l’ancienne France qui avancent dans ces méandres avec insouciance, rébellion et sans boussole ?

Elles ne survivront que si elles retrouvent leurs racines, leur passé, leur origine, leurs vertus antiques, leur terre natale.

Elles doivent être attachées aux institutions et coutumes de leurs ancêtres pour qu’elles soient dignes et garantes de leur avenir.

L’heure n’est plus à l’observation et au silence, mais à la parole et à l’action. Fidèles de la nation libre et indépendante, réveillez-vous de votre léthargie, renaissez de vos cendres et soyez debout ! Soyez comme ces arbres millénaires qui ont connu bien des tempêtes, ils restent debout grâce à leurs racines solidement ancrées à la Terre.

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7 Réactions

  1. Farveille 11 juin 2011 at

    Bel article ! Continuez comme ça et vive l’Empereur !

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  2. Bruno Roy-Henry 16 juin 2011 at

    Bravo ! Le souffle des aigles impériales fait encore frémir le vieux pays !
    « Tant que les Français formeront une nation, ils se souviendront de mon nom ! »
    Napoléon.

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  3. Draksen 30 juin 2011 at

    Mais comment faire pour « faire passer » ces idées auprès du plus grand nombre?
    Tel que je l’entends, le bonapartisme ne fait pas d’exclus et a tous les outils pour fédérer notre nation autour d’idées qui ont tout pour séduire, à tous les échelons de la nation.
    Que manque-t-il?

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  4. Choffat 14 juin 2012 at

    Extraordinaire article.
    Tout est dit
    Félicitations
    Thierry

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  5. New Hoplon 6 février 2013 at

    Bravo… Vous dites beaucoup dans cet article. Je vous rejoins sur l’ensemble et particulièrement sur le caractère perdu de la Nation. Notre vision des choses ne serait-elle pas autant de « Camerone », de « Rork’s Drift » de la pensée ? Résistant contre le surnombre…? Je doute de l’idée d’un homme providentiel car notre temps ne le permet pas mais je suis tout à fait d’accord sur la vigilance à adopter dans la transmission, l’enseignement de notre patrimoine.

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  6. Jean-Claude Damamme 16 février 2013 at

    Je réagis tardivement, car je n’avais pas eu l’occasion de venir faire un pèlerinage sur le site du « Carré ».
    Je rejoins les autres intervenants pour adresser mes chaleureuses félicitations à Loïk Bouvier pour cet article digne, beau et grand, et je n’hésite pas à écrire émouvant, tant il est représentatif du Premier Empire et de son chef. Et pour l’en remercier.
    Ton et propos nerveux, combatifs et très courageux. Ce site fait montre d’une tenue et d’une hauteur d’esprit et de réflexion qu’on chercherait ailleurs en vain.
    Pour tous ceux qui luttent pour la mémoire de Napoléon – ce qui est une manière de se battre pour notre pays que le souvenir de l’Empereur incarne si totalement – le « Carré » est un encouragement à ne pas baisser les bras.
    Merci.
    Jean-Claude Damamme
    Représentant pour la France de la Société Napoléonienne Internationale de Montréal

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  7. saforcada david 17 juillet 2016 at

    Totalement d’accord avec cet article. Le bonapartisme c’est une certaine idée de la France. Une France debout, souveraine et sociale. Ce combat peut et doit être mené, c’est ce que nous faisons avec de nombreux compagnons au sein de France Bonapartiste. C’est le sens de ma candidature pour 2017, pour la France par les Napoléon … Nous n’avons pas de « prince » mais nous avons la foi, alors osons !

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