GUERRES DE NAPOLÉON – L’AFFAIRE DU POISON – 4

Suite de Guerres de Napoléon l’épisode 3…

Nos « autorités » se mirent en quatre pour étouffer cette thèse, scientifique, je le souligne, qui a été portée à la connaissance du grand public par le président-fondateur de la Société Napoléonienne Internationale (SNI) de Montréal, Ben Weider, disparu en 2008.

Et cela au grand dam de MM Tulard et Lentz, qui n’ont pas lésiné sur les moyens, y compris les plus bas, pour ridiculiser cette thèse, quoiqu’elle eût été démontrée par des scientifiques indiscutables de renommée internationale.

Deux événements, parmi d’autres, montrent combien est justifié le vocable de « censure » employé dans l’épisode 3 :

Le 2 juin 2005, à l’occasion de l’inauguration du laboratoire d’analyses toxicologiques ChemTox d’Illkirch près de Strasbourg, le Dr Pascal Kintz donna avec moi (je ne faisais que représenter Ben Weider, gravement souffrant) une conférence de presse sur ce thème pour présenter les toutes dernières analyses réalisées par ses soins. À la fin de la conférence, je fus interviewé – je suis bien obligé de m’exprimer à la première personne puisque je parlais pour Ben Weider – par toutes les télévisions présentes : TF1, France2, France3, I-Télé, RTL…

Cette conférence de presse eut un retentissement mondial – je souligne le mot – y compris dans les nations les plus retirées.

Et pour cause :

Napoléon avait été empoisonné à la mort-aux-rats. Comme un vulgaire rongeur !

Et en France ?

À part de nouvelles analyses commanditées – ce qui dit tout ce qu’il faut penser de leur honnêteté – par les « autorités napoléoniennes », pour éteindre l’incendie, il n’y eut aucun écho. Contrairement à ce qui se passe ordinairement, pas un média ne chercha à aller au-delà de l’immédiateté de la nouvelle. Silence dans les rangs.

Qui oserait avancer que ceci est normal ?

Un journaliste, du « Point » je crois, osa même employer un jour l’adjectif « loufoque » à propos de la thèse de l’empoisonnement. Pour mettre son propos en perspective, je souligne que, ce jour-là dans l’assistance, figuraient de hauts fonctionnaires du ministère de la Justice, de hauts gradés de la Police, et de la Gendarmerie, ainsi que le Président de Région et le Conseiller général, qui s’étaient déplacés pour assister à ce double événement.

Alors, « loufoque », est-ce bien le mot qui convient ?

DANS SECRETS D’HISTOIRE

Cet « enterrement de première classe » ne fut pas suffisant pour les tenants de la « pensée unique ». Ils voulurent donc porter un autre coup. Décisif. Cette fois, ce fut la télévision, avec sa vaste audience, qui fut appelée à la rescousse.

Le 30 septembre 2007, Stéphane Bern présentait le premier numéro de sa série documentaire « Secrets d’Histoire ».

Thème : Napoléon, et sur un sujet propre à exciter la curiosité du grand public : l’empoisonnement.

Quelle merveilleuse opportunité de tout casser !

Deux simples références chiffrées suffiront à définir la déontologie exemplaire qui anima la société de production chargée de réaliser l’émission. Ces références parlent d’elles mêmes :

Les adversaires de la thèse furent crédités de 15 minutes (chiffres arrondis), dont presque 8 minutes pour le seul Jean Tulard et 4 pour Thierry Lentz.

Les partisans (ou « empoisonnistes », comme les surnomme Thierry Lentz avec son élégance ordinaire) : 1 min 66, sur lesquelles le Dr Kintz, auteur des analyses, fut royalement crédité de 1 minute et demie, et votre serviteur de…

29 secondes (sur une heure et demie d’enregistrement) !

Pour les mauvais esprits, je crois utile de rappeler que Pascal Kintz est l’ancien président de l’Association Internationale des Toxicologues de Médecine Légale (TIAFT).

De là à imaginer que l’émission (il y en eut d’autres) n’avait été conçue que dans un but : ruiner, devant le plus large public possible, cette thèse de l’empoisonnement qui dérange tant de monde, le pas est vite franchi.

MÊME LA PRESSE GOBE

Il faudrait être bien niais pour attendre quoi que ce soit de digne de la part des adversaires de la thèse de l’empoisonnement (je pense notamment à la manière insultante dont ils traitèrent Ben Weider), mais le plus choquant de cette désinformation « exemplaire » est la servilité dont l’ensemble de la presse fit preuve, gobant sans aucune réflexion toutes les billevesées, toutes les manipulations que les institutions napoléoniennes leur servaient sur un plateau1. Alors que je suis le seul à connaître à fond toute l’affaire, aucun journaliste n’a jamais pris contact avec moi pour entendre un autre son de cloche. Pourquoi ? Ces journalistes si fiers, si soucieux de leur indépendance d’esprit et de leur libre-arbitre se firent les porte-voix obséquieux d’une honteuse manœuvre.

Imagine-t-on un procès au cours duquel seule l’accusation ou la défense aurait la parole ?

À suivre…


1 – À l’exception notable de Jacques Pradel, qui m’invita dans l’une de ses matinales sur Europe1 pour parler de ce sujet : une heure trente d’émission en direct, qui provoqua un séisme dans les sphères officielles napoléoniennes. L’audimat fut très bon. À la suite de cette émission, le site de la SNI (Société Napoléonienne Internationale), qui recevait environ 270 000 visiteurs par mois, en reçut du jour au lendemain presque 30 000 de plus. Je tiens ici à remercier une fois encore chaleureusement Jacques Pradel, que j’avais informé de la situation, et qui seul eut le courage de braver tous les interdits. Comme on le dit vulgairement : « Chapeau ! ».

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