J’ai trouvé les 150 000 euros !

J’ai trouvé les 150 000 euros !

Le 7 septembre dernier, par la voix de l’un de ses journalistes, Marc Fourny, le magazine en ligne « Le Point.fr » nous alertait par cet appel :

« Il manque 150 000 euros pour réparer (sic) le tombeau de Napoléon. »

« Une vaste souscription a été lancée pour restaurer les monuments des Invalides, dont le fameux tombeau de l’Empereur. Encore un effort… »

Cent cinquante mille euros sur une « addition » totale de 800 000 euros, ce qui a appelé cette question iconoclaste d’un lecteur du magazine :

« Il me semble que c’est un tombeau vide qui a été érigé, pourquoi dépenser un tel montant pour cela ? »

Comme s’il avait anticipé cette réaction, Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon qui est à la manœuvre, déclare incontinent dans le cours du texte :

« Je vous confirme que l’Empereur repose bien à l’intérieur, tous les documents le prouvent, même si on aura bien l’an prochain un original pour nous prouver le contraire, comme cela arrive régulièrement… »

Le magazine, dans lequel notre ami Lentz a « pages ouvertes » (il fut même, je crois, un très éphémère chroniqueur politique) n’oublie pas non plus de préciser au passage que l’Empereur a été « emporté par un cancer sur l’île de Sainte-Hélène en 1821 ».

Cela peut s’avérer utile.

On sait se tenir au « Point », on est un magazine sérieux.

Pas question, donc, d’évoquer la thèse de l’empoisonnement qualifiée de théorie « loufoque », selon le mot inoubliable d’un journaliste de la maison, nommé, si ma mémoire ne me fait pas défaut, François Malye.

Il fallait oser. C’est fait.

Des contributeurs français et étrangers

Parmi les contributeurs, des Français bien sûr (enfin, il faut l’espérer, car les imbéciles ignares étant au rendez-vous, les commentaires haineux ne manquent pas), mais aussi des Américains, des Belges ou des Italiens. Merci sincèrement à eux.

Et pourquoi ne pas donner un petit coup de chapeau à une banque (on a rarement l’occasion de le faire !), le CIC, qui a donné 145 000 euros, et à une entreprise spécialisée dans les services funéraires, Funecap Groupe qui, d’une certaine manière, reste ainsi dans son domaine de compétence.

En dépit de cette générosité, cent cinquante mille euros manquent toujours dans l’escarcelle pour boucler le budget.

Où les trouver ?

Je crois avoir la solution.

Les visiteurs réguliers de ce site connaissent bien un fait que nous avons évoqué à plusieurs reprises : sans parler du reste, en 1984, le Souvenir Napoléonien a reçu, d’un industriel, Martial Lapeyre, un legs de quelque deux cents soixante millions de francs (des lourds, donc !). C’est ce legs qui est à l’origine de la création en 1987 de la Fondation Napoléon.

À ces millions, il faut ajouter une collection, sans doute unique au monde, d’objets de grandes beauté et rareté, ayant appartenu à Napoléon lui-même, ou à des membres de sa famille.

Il doit bien rester quelques reliefs de ce pactole.

M. Martial Lapeyre était vraiment un grand mécène.

Une coquette somme

D’autre part, le 9 décembre 2019, à Paris, Artcurial, maison internationale de vente aux enchères, a mis sous le marteau plus de deux cent soixante-dix souvenirs prestigieux (hors Premier et deuxième Empires) remis par la Fondation Napoléon.

Manque de « cash » ?

Résultat de la vacation : la vente a rapporté la coquette somme de 1 180 634 € !

À moins qu’une disposition quelconque rende la chose impossible, il ne devrait donc pas être trop douloureux d’en soustraire les 150 000 misérables euros qui manquent encore pour restaurer la demeure éternelle de l’Empereur.

Je reprends la formule de l’auteur de l’article :

« Encore un effort ! »

Qu’en pensez-vous, Monsieur le Directeur Thierry Lentz ?

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