La saga de l’empoisonnement – épisode 4

La thèse de l’empoisonnement victime d’un bombardement intensif

Il ne s’agit plus de discussions entre spécialistes, mais d’un feu d’artifice, ou mieux d’un véritable tir de barrage. En effet, en peu de temps, nous avons eu droit, publié dans les colonnes du magazine Napoléon 1er (1, lire en bas de page), à un article, forcement définitif, du professeur Lucotte qui, selon ses affirmations, enterrait définitivement la thèse de l’empoisonnement de Napoléon.

Peu après, nous recevions l’avis de la parution d’un autre ouvrage intitulé « Napoléon 1er. L’ultime autopsie ».

Il suffit de lire l’avis de la revue en ligne de la Fondation Napoléon pour comprendre de quoi il retourne :

« Passant au tamis de son expérience médicale et des connaissances scientifiques actuelles les différentes sources disponibles (rapports d’autopsie d’Antommarchi, dont celui erroné de 1825, rapports des médecins anglais, mémoires et témoignages des compagnons d’exil), le docteur Alain Goldcher dresse un diagnostic magistral des maux dont souffrit l’empereur Napoléon en exil et démonte la thèse de l’empoisonnement par arsenic : syndrome dépressif, surpoids, problèmes pulmonaires et urinaires, ulcération gastrique, infection par l’Helicobacter pylori, anémie ferriprive… un ensemble de pathologies associées qui conduisirent à sa mort le 5 mai 1821. Une étude définitive, largement accessible, à lire absolument. »

On ne saurait mieux dire en si peu de lignes. (2, lire en bas de page)

Rien n’empêche cependant de s’étonner qu’un médecin puisse en savoir autant sur les problèmes de toxicologie qu’un spécialiste, reconnu dans le monde, comme Pascal Kintz, ancien président de l’Association internationale des toxicologues de médecine légale.

Science & vie a encore frappé

Science & vie se pose beaucoup de questions…

Le magazine Science & Vie s’est rappelé à notre bon souvenir. Science & Vie est ce magazine qui, en 2002, avait publié, sous la plume de Mme Isabelle Bourdial, un dossier consacré à l’empoisonnement de Napoléon, censé (je cite de mémoire) « renvoyer les “empoisonnistes” dans les cordes ». Formule imagée ; ambition présomptueuse, car le Dr Pascal Kintz, bien connu de nos visiteurs, avait à son tour renvoyé l’adversaire dans ses cordes. Je n’y reviens pas ; tout le dossier sur l’empoisonnement de Napoléon figure ici, sur notre blog de combat. Depuis lors, le magazine était revenu à ses amours ordinaires, et nous n’avions plus entendu parler de lui.

Soudain, juillet 2013.

De grands encarts publicitaires nous annoncent la parution d’un numéro spécial sur « Dix crimes historiques élucidés par la science ».

Il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître : ce numéro est une réussite, qui ne manquera pas de passionner les férus d’histoires policières mystérieuses. Mais, évidemment, comme on pouvait s’y attendre, la rédaction – peut-être (un peu) sollicitée – n’a pas résisté à remettre au feu l’affaire de l’empoisonnement, qui se voit ainsi créditée de huit pages sous le titre : « Napoléon – Une querelle scientifique empoisonnée ».

Rien de bien nouveau par rapport à cet article mémorable de 2001. On retrouve le qualificatif « d’historien amateur » accolé au nom de Ben Weider (et à celui du Pr René Maury), « qui échafaude des intrigues politico-romanesques censées expliquer le meurtre de Napoléon ». Bien choisi, le verbe échafauder dans ce contexte précis de destruction, car en voici la définition par le dictionnaire Le Robert : « Construire par des combinaisons hâtives et fragiles ».

Bien que l’article les qualifie de « rocambolesques » – un journaliste du Point, a écrit, lui, « loufoques » (voir « La Saga de l’Empoisonnement ») – il admet que ces scénarios s’appuient sur un fait « incontestable » : l’existence d’une concentration en arsenic anormalement élevée dans les cheveux de Napoléon. Je ne vais pas entrer dans le détail scientifique de cet article, car, contrairement aux membres éminents des instances napoléoniennes, qui, eux n’hésitent pas en mettre en doute, assez grossièrement d’ailleurs, les analyses faites par des spécialistes de renommée internationale, je ne me reconnais pas cette compétence. Aussi vais-je plus simplement tenter de montrer en quoi cet article, comme celui qui l’a précédé, est malhonnête et hypocrite.

Ben Weider historien amateur : il est exact, et personne ne soutient le contraire, qu’il n’était pas historien. Cela posé, parmi les trois personnages clés qui luttent depuis des années pour détruire la thèse de l’empoisonnement de Napoléon, je n’en vois qu’un seul qui soit « estampillé » historien : c’est Jean Tulard.

Les deux autres sont l’un, Thierry Lentz, juriste de formation, l’autre, Jacques Macé ingénieur de l’aéronautique. Mais cette mention d’amateurisme est révélatrice de la « morale » de l’article. D’un côté, les « farfelus », qui échafaudent, etc., de l’autre, les « sérieux » qui prouvent. Quoi, d’ailleurs ?

Les mèches données par Ben Weider sont forcement suspectes

Les mèches de cheveux celles qui ont été soumises aux analyses par le collectionneur Pierre-Jean Chalençon ne sont suspectées de rien ; rien que de très normal, puisque ce collectionneur est un proche de la Fondation Napoléon.

Pierre Jean Chalençon (Photo Pure Actu)

Je me souviens parfaitement de la scène, vue à la télévision, de la remise en grande pompe – et devant huissier ! – de la fameuse mèche, et j’entends encore cette phrase de l’intéressé : « Maintenant, nous allons savoir si Napoléon a été empoisonné ».

À partir de cet instant précis, je n’ai nourri aucun doute sur le résultat des analyses qui seraient faites par le laboratoire de la Préfecture de Police. Je n’ai pas été « déçu ». Napoléon n’a pas été empoisonné. En revanche, selon l’auteur de l’article, les cinq mèches de cheveux remises, à l’époque, par Ben Weider à l’équipe de l’Institut de médecine légale de Strasbourg, sont, elles – prière de noter la nuance – « présumées appartenir à l’empereur ». Ces mèches avaient été coupées en 1816, du vivant donc de l’Empereur, et en 1821, le lendemain de son décès.

Les adversaires remontent dans le temps

Alors que Ben Weider s’était limité à des mèches datant de la déportation de l’Empereur à Sainte-Hélène, les adversaires de la thèse, pour prouver que la contamination des cheveux ne pouvait être qu’exogène – donc externe – sont allés dénicher des mèches de 1805 et de 1814. Le but : montrer que cet arsenic détecté par tous les scientifiques depuis les années soixante était déjà présent au début du règne de Napoléon et, donc, faire croire à l’absurdité de cette thèse de l’empoisonnement. Cela leur fut facile puisque seule la surface des cheveux « adverses » fut analysée.

Et comme, effectivement, on conservait les cheveux avec de l’arsenic, il fut tout aussi facile de tirer des conclusions sciemment trompeuses. Dans ces conditions, on devrait même pouvoir retrouver du toxique sur des cheveux du général Bonaparte datant de 1800 et de la bataille de Marengo, par exemple, voire de la première Campagne d’Italie.

Conclusion du directeur du laboratoire de toxicologie de la Préfecture de police de Paris : « Au vu des premiers résultats, nous nous sommes dit que si l’arsenic était bien la cause de la mort, alors Napoléon aurait dû alors trépasser trois fois. »

Pourquoi trois ?

D’ailleurs, nous ne disons pas que, le 5 mai 1821, Napoléon est – directement – décédé par empoisonnement, mais que, au moment de sa mort, il était victime d’un empoisonnement à l’arsenic. Nuance. Et Science & Vie de renchérir en s’interrogeant gravement : « L’homogénéité des teneurs dosées indique une absorption tellement chronique qu’elle en serait quotidienne ! Comment Napoléon aurait-il pu avaler pendant seize années des quantités substantielles d’arsenic à son insu ou à celui de son entourage ?… »

Seize années ! Ben Weider, lui, a limité ses investigations à la sinistre période de la déportation.

« Noyer le poisson »

Car, continue l’article, « l’étude confirme bien la présence massive d’arsenic… En outre, sa distribution est homogène sur les cheveux… »

En fait, la démarche n’avait d’autre but que de noyer le poisson : confondre surface et intérieur des cheveux pour mieux casser la thèse « empoisonniste », selon l’appellation soigneusement contrôlée par Thierry Lentz. La manœuvre est astucieuse, mais déloyale, ce qui ne saurait gêner les adversaires. Car la différence – fondamentale – est là : les contradicteurs se sont limités à la surface des cheveux – c’était plus prudent ! – tandis que le Dr Pascal Kintz, et avec lui, le Pr Wennig de l’université du grand-duché du Luxembourg, sont allés explorer le cœur des cheveux de Napoléon (voir illustrations ci-dessous).

L’arsenic est présent en quantités infimes dans tous les cheveux. C’est ce que montre cette coupe. Mais la médulla, partie sombre au centre, ne présente aucune trace de toxique,
arsenic-minéral-napoleon
Cette image montre qu’il y a de l’arsenic sur l’enveloppe du cheveu. Cette présence s’explique certainement par des manipulations, mais surtout, le toxique imprègne totalement la médulla, et cette présence au cœur même du cheveu implique « un passage obligatoire par la circulation sanguine.

Pour prouver la pertinence de leur démarche et démontrer que l’arsenic détecté dans les cheveux impériaux ne pouvait être dû à l’utilisation de produits de conservation, les scientifiques de Strasbourg ont fait un test avec des cheveux sains, en les trempant dans un bain d’arsenic, puis en les décontaminant avec une solution d’acétone. Résultat : après l’opération, rien de suspect ne restait en surface.

Réfuter le protocole d’analyse du Dr Kintz

Nos adversaires n’ayant pas jugé utile de faire cette « exploration » interne des cheveux impériaux, il leur fallait donc, pour démolir le protocole de l’équipe Kintz, trouver une parade. Ils l’ont trouvé en… le reproduisant à l’identique. Mais en tirant des résultats diamétralement opposés.

Je cite : « Verdict : contrairement aux mesures de Pascal Kintz, ils observent que les cheveux en étaient toujours saturés. Un lavage classique ne les débarrasse pas du poison. Conclusion : la contamination n’est pas endogène [interne] mais exogène… »

Élémentaire, mon cher Watson ! Après cette révélation magistrale, le magazine pose (logiquement) la question de l’origine de cet arsenic.

On y retrouve les sempiternelles antiennes de la « partie adverse » : fumée du poêle, colle du papier peint, manipulation de mort-aux-rats, maniement des armes à feu… (l’arsenic entrait-il dans la composition de la poudre noire utilisée pour la fabrication des munitions de ce temps ?)… »

Mais dans les cas précités, il eût fallu déceler dans les cheveux des métabolites, produits de dégradation de l’arsenic, transformés par l’organisme (MMA, DMA, TMA). Ils ne sont présents dans les cheveux de Napoléon qu’en quantités infinitésimales, donc négligeables. D’autre part, la mèche, dite « Las Cases » et « contrôlée positive » a été coupée par un domestique le 16 octobre 1816, alors que le papier peint incriminé a été posé en… 1819 !

L’analyse par Nano-Sims du Pr Wenning contestée

Il ne manquait plus que le Pr Robert Wennig à ajouter au tableau de chasse des « autorités » napoléoniennes. Il ne perdait rien pour attendre. En effet, sa très révélatrice exploration des cheveux de l’Empereur à l’aide de l’une des douze machines de ce type existant dans le monde, le Nano-SIMS 50, a été contestée par le directeur du laboratoire de toxicologie de la Préfecture de police citant l’étude d’une université parisienne qui « montre la grande porosité du cheveu vis-à-vis de l’arsenic ». Sans autre précision. C’est bien court.

Pour terminer en beauté, Science & Vie nous ressert la stupéfiante démonstration, souvent évoquée, du Pr Alessandro Lugli, qui a conclu au décès de Napoléon par suite de son emblématique cancer de l’estomac en prenant… la mesure de ses pantalons. Il n’est désormais plus besoin d’autopsie pour déterminer si un malade a succombé à un éventuel cancer. Mesurez ses pantalons ; c’est infaillible.

Ah, les bandes de mees !

Enfin, en prenant soin de ne pas mentionner ceux qui sont bien présents, l’article liste les symptômes manquants caractéristiques d’un empoisonnement – ou, plus scientifiquement exprimé, d’une intoxication chronique – à l’arsenic. Parmi les absents, l’article mentionne les « bandes de Mees », du nom d’un médecin hollandais. Mais il eût fallu que ceux qui ont pratiqué l’autopsie de notre malheureux Empereur fussent visionnaires, car cette anomalie a été décrite en… 1919.

Certaines sources mentionnent également les noms de deux autres chercheurs pour des travaux sur ce même sujet, un Anglais, Reynolds, en 1901, et un Américain, Aldrich en 1904. Autre précision : l’article définit ces bandes de Mees comme étant des « raies sombres sur les ongles » ; il semble au contraire qu’elles soient de couleur claire. Peu importe la couleur d’ailleurs, le but premier étant de tailler des croupières à la thèse de l’empoisonnement, tout en ridiculisant au passage l’homme qui l’a soutenue de toutes ses forces, Ben Weider.

Alors, ils se sont tous trompés ?

Résumons. Depuis les années soixante, début des premières analyses, et à l’exception bien sûr de ceux qui ont œuvré pour le Souvenir Napoléonien et autre Fondation Napoléon, les scientifiques qui ont collaboré avec Ben Weider se seraient donc tous lourdement trompés. Nous n’avons alors d’autre alternative que de dénoncer les responsables de tous ces échecs :

  • Professeur Hamilton-Smith, directeur du département de médecine légale de l’université d’Édimbourg.
  • Roger Martz, chef du service de Chimie/Toxicologie du FBI.
  • Docteur Pascal Kintz, ancien Président de l’Association internationale des toxicologues de médecine légale.
  • Professeur Robert Wennig, de l’université du grand-duché du Luxembourg.

Tous ces scientifiques de très haut niveau et reconnus internationalement dans leur domaine, se seraient donc – tous – fourvoyés, sauf, il va de soi, ceux qui ont œuvré sous la houlette de la Fondation Napoléon et du Souvenir napoléonien. Effarant. Ces derniers, heureusement, nous ont remis sur la voie de la raison !

Bassesse

L’article se clôt sur deux citations. La première, qui est de 2002, date de la parution du dossier de Science & Vie et du renvoi supposé des « empoisonnistes dans les cordes », est de Jean Tulard, dont le magazine ne manque pas de rappeler soigneusement les titres et qualités (faisons de même : professeur à la Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques). Celui-ci, dit l’article, ironisait (je dirais plutôt : ricanait) à l’époque :

« À qui aurait profité le crime ? Napoléon ne représentait à l’époque guère plus de menace, ni pour les Anglais ni pour la monarchie française. »

C’est sans doute cette innocuité qui obligeait Londres à entretenir, à grands frais, une forte garnison à Sainte-Hélène, et à faire croiser en permanence autour de l’île plusieurs vaisseaux de la Royal Navy ! Pour mettre ce jugement en perspective, nous ferons appel à deux personnages, qui ont, sur le commentateur, la supériorité d’avoir été des témoins et acteurs de ce temps.

D’abord, le duc de Richelieu, Premier ministre de Louis XVIII : « Ce rocher de Sainte-Hélène est un point sur lequel nous devons toujours avoir une lunette braquée. On a beau dire qu’il a perdu tout crédit en France ; je veux le croire, mais je ne serais bien aise que nous en fissions l’épreuve. »

Puis Chateaubriand : « Si Napoléon, échappé aux mains de ses geôliers, se retirait aux États-Unis, ses regards attachés sur l’Océan suffiraient pour troubler les peuples de l’ancien monde. Sa seule présence sur le rivage américain de l’Atlantique forcerait l’Europe à camper sur le rivage opposé. »

On note comme une sérieuse divergence d’appréciation sur le prisonnier.

La deuxième citation que voici est de Thierry Lentz : « Avant sa mort, on est en pleine légende noire de Napoléon [c’est lui qui le dit]. Plus personne ne voulait de lui [c’est toujours lui qui le dit]. Alors, pourquoi le faire disparaître ? » (cf. les deux témoignages précédents).

Et voici le dernier coup de pied : « Le soufflet [sans doute le soufflé !] est très vite retombé depuis la mort en 2008 de Ben Weider, qui n’a pas eu de vrai successeur doté de la même obsession [apprécions] que lui. Jusqu’à la prochaine fois, le dossier est un peu mort ! »

Tout en finesse et élégance, notre ami directeur de la Fondation Napoléon ! En résumé, ce nouvel article de Science & Vie n’apporte rien de plus que le précédent de 2002 ; on y retrouve les mêmes poncifs, mais avec en plus cette fois, la volonté bien affichée de détruire définitivement tout le travail d’analyse(s) fait par les scientifiques mentionnés plus haut. Il nous reste maintenant à attendre que les correspondants habituels de la Fondation – j’en ai fait état dans le troisième épisode de la « Saga de l’empoisonnement » – ne manquent pas de jouer leur rôle habituel de relais et de porte-parole.

Ben Weider : un napoléonien pur et désinteressé

Ben Weider
Ben Weider

Une réflexion personnelle pour finir. Ce que j’écris là n’est pas dicté par le fait que Ben était mon ami, mais il était vraiment un « type » bien. Un napoléonien pur et désintéressé, qui ne visait qu’à faire mieux connaître l’homme exceptionnel qu’est Napoléon. Il y a consacré beaucoup de temps et d’argent – personnel – et cela se compte en millions de dollars. Que l’on souscrive ou non à sa thèse est une chose ; qu’il soit ridiculisé comme il l’a été par les historiens napoléoniens, et, dans leur sillage, par un certain nombre de journalistes, en est une toute autre.

Ses adversaires devraient prendre exemple sur lui, au lieu de le moquer malignement et sans danger. Dans la « Saga de l’empoisonnement », j’ai écrit que ses « détracteurs accomplissent ce qu’il faut bien nommer une basse besogne (sur ordre ?), et que cette basse besogne, ils l’accomplissent bassement ». Un instant, j’ai pensé que j’avais été trop dur, mais la chute de l’article de Science & Vie m’a montré qu’il n’est point de vocable plus approprié.

Il me souvient d’avoir lu un jour que le directeur de la Fondation Napoléon déplorait de ne pouvoir assister à un dîner en ville sans que l’un des convives ne lui posât la question fatidique : « Alors, oui ou non, Napoléon a-t-il été empoisonné ? »

Je vous laisse imaginer l’épreuve. Maintenant, je ne doute pas, que depuis ce 17 octobre 2008, qui a plongé tous les amis de Ben dans la peine, ses dîners se soient faits moins pénibles. Comme quoi, le proverbe français a raison, qui dit que « À quelque chose, malheur est bon. »


1 – Petit rappel pour mettre en lumière la grande honnêteté des adversaires. Le magazine Napoléon 1er, qui débutait, m’avait demandé d’écrire un article sur cette affaire. Le rédacteur en chef m’avait octroyé trois pages. Thierry Lentz aurait droit à la même distance. À la parution du magazine, j’avais bien mes trois pages, et Thierry Lentz… cinq pages. Pur hasard, eut le front de me répondre le rédacteur en chef !

2 – La Société Napoléonienne Iinternationale (SNI) avait été conviée à la présentation de l’ouvrage. En qualité de représentant de cette Société, je n’ai pu me résoudre à cautionner en quelque sorte un livre qui s’efforce de réduire en cendres cette thèse défendue par Ben Weider qui dérange beaucoup de monde.

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