L’HYMNE DE LA POLOGNE

De nos jours, très peu de personnes savent que la France et la Pologne ont une Histoire commune depuis un peu plus de deux siècles. Il paraît qu’il n’est pas bon de le dire – pourtant, c’est l’Europe – et pour cause, on serait obligé de parler, à un moment, de « Napoléon », un prénom qui, à chaque fois prononcé, peut provoquer des réactions épidermiques ou peut jeter un froid à certains (déjà vu).

Les agents de la perfide Albion ont, semble-t-il, fait du travail de « pro »… Mais au Carré Impérial, nous aimons réinformer, transmettre la vérité historique !

BONAPARTE DONNE L’EXEMPLE

Dombrowki-Napoleon-Pologne-polska
Dombrowski

Généralement, les Français ont l’habitude de suivre les événements sportifs internationaux, et de supporter l’équipe de France, mais qu’ils sachent qu’ils pourraient également supporter la Pologne avec son hymne « Mazurka de Dombrowski » (Marche de Dombrowski), seul hymne rendant hommage à Napoléon et au général Dombrowski, un des héros de la Grande Armée.

Le texte, écrit par le poète Józef Wybicki en 1797, les mentionne, en effet :

Marche, Marche Dombrowski, d’Italie à la Pologne. Sous tes ordres, nous serons unis pour la Nation. Nous passerons la Vistule, nous passerons la Warta, nous serons Polonais. Bonaparte nous a donné l’exemple pour vaincre…

L’hymne s’est d’abord intitulé Chant des légions polonaises en Italie (Pieśń Legionów Polskich we Włoszech).

À l’époque, la Pologne avait été annexée par la Russie, la Prusse et l’Autriche, et les soldats polonais s’étaient mis au service de la République Française. Les légions polonaises ont été créées sous le commandement du général Bonaparte durant la première campagne d’Italie.

Durant l’insurrection de 1830-1831 contre le tsar Nicolas 1er, l’hymne avait été choisi par le Gouvernement national du royaume de Pologne. En 1927, la Pologne indépendante le choisit définitivement.

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1 Réaction

  1. Jean-Claude Damamme 17 juin 2016 at

    Très bel hymne en effet.
    Merci au « Carré » de me l’avoir fait découvrir, car, je le confesse, je n’aurais jamais pensé à écouter l’hymne national polonais, malgré la très vive sympathie que j’ai pour les plus fervents alliés de Napoléon, qui, malheureusement, ne les a pas toujours récompensés comme il eût été convenable et équitable de le faire. Risettes à ce « faux-jeton » d’Alexandre obligent.
    Dans son texte, Loïck écrit : « De nos jours, très peu de personnes savent que la France et la Pologne ont une Histoire commune depuis un peu plus de deux siècles. Il paraît qu’il n’est pas bon de le dire – pourtant, c’est l’Europe – et pour cause, on serait obligé de parler à un moment de « Napoléon », un prénom qui, à chaque fois prononcé, peut provoquer des réactions épidermiques ou peut jeter un froid à certains… (Déjà vu)…
    Le « boss » du « Carré » fait bien, et même très bien, de souligner l’action sourde de ceux qu’il nomme « les agents de la perfide Albion [qui] ont, semble-t-il, fait du travail de « pro ».
    Ce n’est pas « semble-t-il » qu’il convient d’écrire, mais le vocable évidence, les basses et insultantes attaques contre Napoléon, régulièrement régurgitées par la presse anglaise, quel que soit son (ca)niveau, en étant l’irréfutable preuve. Mais le dire, l’écrire est presque aussi sacrilège que de nourrir de sérieuses réserves sur le caractère intrinsèquement pacifique de la religion de Mahomet. C’est dire !
    Pour étayer le propos, que l’on me permette une réflexion personnelle.
    Sur un site napoléonien bien connu, je me suis un jour retrouvé accusé d’être un « anglophobe hystérique » à la suite de la publication de mon récit de la bataille de Waterloo.
    Lisant mon manuscrit, ma femme, qui est anglaise et fille d’un officier supérieur de la Royal Artillery, me demandait avec amusement… dans quel camp j’étais. Celui qui a écrit ces mots (sur « inspiration » ?) est donc un fieffé imbécile, malhonnête de surcroît, car je défie quiconque de trouver dans ce récit le moindre propos désobligeant envers les officiers et les soldats anglais, et plus encore écossais, pour lesquels j’ai la plus grande sympathie et considération. Sympathie et Considération qui, il va de soi, ne s’étendent pas aux Pitt et autres Castlereagh. Ces mots ont été, par la suite, retirés, non pas à ma demande – ce n’est pas dans mes habitudes – mais sur intervention du webmaster.
    Telle est donc, sur ce sujet (comme sur d’autres), notre « pensée unique » : Anglais, Prussiens, Autrichiens, Russes, Suédois (y compris l’abject Bernadotte)… ils sont tous bien.
    Sauf un, évidemment : Napoléon.

    Jean-Claude Damamme

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