Napoléon – le manuscrit interdit de Jean-Claude Damamme

Le dernier ouvrage de Jean-Claude Damamme est actuellement disponible sur Amazon Kindle : 1821-2021 Deux siècles d’Histoire frelatée de Napoléon et du Premier Empire, le manuscrit interdit (lien en bas de page).

Si je vous dis : dictateur, boucher, esclavagiste, antisémite, quels noms vont vous venir immédiatement à l’esprit ?

Très certainement, ceux de ces deux champions, jamais égalés, de la déportation de masse et du génocide industriel que sont Hitler et Staline ?

Si tel le cas, vous avez tout faux. La bonne réponse est en effet : Napoléon 1er

Du moins pour la grande majorité de l’opinion publique française, dont le cerveau, pendant deux siècles, a été lessivé par une propagande mensongère et haineuse.

Menée de main de maître, cette exemplaire entreprise de démolition a débuté pendant son règne même, puis elle a continué, en se renforçant, après son décès, et c’est ainsi que s’est forgée l’image d’une brute sanguinaire et sans pitié dont on trouvera les échos dans ces pages.

Les initiateurs de cette sinistre besogne furent les Anglais. Précisons : le gouvernement anglais, qui tenait absolument à occulter son écrasante responsabilité dans les guerres, qui endeuillèrent les années 1805-1815.

Pendant toute la durée du règne de Napoléon, et au détriment des finances du pays, le gouvernement de Londres répandit les livres sterling à pleines brassées, les souverains européens fournissant, en échange de cette manne, les quantités de chair à canon nécessaires pour assouvir les appétits de ce que l’on nomme astucieusement depuis « guerres napoléoniennes ».

Cet abject commerce de la mort était en fait une forme de « pragmatisme », car, malgré l’indiscutable valeur des officiers et des soldats britanniques, l’Angleterre, avec sa population qui n’excédait pas dix millions d’habitants, n’aurait pas résisté longtemps à la pression exercée par l’armée d’un pays qui en comptait trois fois plus, et alignait nombre de vétérans sous ses drapeaux.

La tendance se confirma après la deuxième abdication de Napoléon, consécutive à la défaite de Waterloo, le 18 juin 1815.

Remontés sur le trône de France grâce aux monarques européens, enfin vainqueurs, les royalistes, prirent le relais.

Eux aussi avaient beaucoup à faire oublier, et ceux mêmes, qui, pendant sa grandeur, avaient outrageusement léché les bottes de Napoléon pour pouvoir profiter des faveurs flatteuses et rémunératrices qu’il dispensait généreusement, se mirent à baver sur « l’Usurpateur ».

L’image actuelle de Napoléon dans l’esprit de beaucoup de nos compatriotes est le fruit de cette exemplaire et honteuse désinformation.

Admirateur sincère de Napoléon, j’ai toujours considéré que le sort qui lui avait été fait, était, en outre, une insulte à notre pays, en faisant, et en laissant, croire qu’il avait enfanté pareil monstre, dévoreur d’humanité.

Il m’est alors revenu en mémoire une citation de l’écrivain américain Douglas Kennedy, qui, dans « Quitter le monde », écrit :

« Une fois que quelqu’un s’est engagé dans le mensonge et l’auto-intoxication, rien de ce que l’on dit ou prouve n’a de valeur parce que le mensonge devient la vérité et une vérité qu’il ne faut surtout pas contester. »

Ces mots me semblent résumer parfaitement l’état de l’histoire de Napoléon et du Premier Empire, telle qu’elle nous est assenée aujourd’hui.

Alors, faute de la vérité absolue, qui est un leurre, pourquoi faudrait-il refuser de concéder à Napoléon le minimum d’équité auquel il a droit ?

Comme chacun d’entre nous.

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