ON NE MEURT QUE 2 FOIS – Ep. 2

Les attaques minables, mais destructrices, contre Weider se poursuivirent pendant des années au cours desquelles furent sollicitées – avec succès – presse écrite, radios, télévisions. Et subitement, ces médias, tous de sensibilités différentes, se mirent à parler d’une seule et même voix. La « voix de leur maître ».

Sans oublier « Valeurs Actuelles » du 15 juillet 2010, qui publia un article de… Jean Tulard, dont il serait superflu de mentionner les conclusions. J’avais d’ailleurs demandé un droit de réponse, qui, évidemment, resta lettre morte.

Le magazine « Historia », dont le nom dit tout, fut lui aussi de la partie.

On pouvait – logiquement – s’attendre à ce que ce mensuel spécialisé s’intéressât aux conditions de la fin de vie du plus grand et du plus illustre des souverains français. Quelle fut la réponse du directeur de la rédaction à l’envoi du dossier de presse ?

 … Le comité éditorial n’envisage pas la publication de cet article dans un prochain numéro.

En revanche, lorsque des « chercheurs » suisses affirmèrent que Napoléon était bien décédé de son emblématique cancer de l’estomac en mesurant la taille de ses pantalons, « Historia » ne resta pas indifférent à cette « pantalonnade ». Le magazine consacra en effet un court (on devine pourquoi !) article à cette singulière novation médicale et scientifique, qui fut, comme il se doit, bien accueillie dans d’autres colonnes. Les exemples de cette nature abondent.

Au vrai, il fallait bien déployer tout cet arsenal, car la tâche était ardue : l’adversaire était coriace (1 – se référer en bas de texte) et ne se laissait pas démonter. Pendant toutes ces années, j’ai assisté le président-fondateur de la SNI dans son combat, dont le site de la SNI porte encore les traces, mais il n’est pas impossible que ces témoins gênants ne viennent à disparaître avec l’arrivée du nouveau « Fellow ».

Weider considérait cette « saga » de l’empoisonnement comme une sorte de croisade en faveur de la mémoire de son « cher » Napoléon, une passion héritée de son père, qui voyait dans l’empereur des Français l’homme qui avait fait des Juifs des citoyens à part entière, et les avait sortis des ghettos européens dans lesquels ils croupissaient.

Il pensait, il espérait même, le naïf, qu’il serait accueilli, sinon avec sympathie, du moins avec intérêt, et qu’il pourrait participer pleinement à un moment de l’histoire de Napoléon.

En témoigne cet extrait d’une lettre envoyée au mois de mars 2005 à Thierry Lentz, qui l’avait félicité (si, si, mais il lui était difficile de faire autrement, sinon…) pour son mécénat en faveur de l’université de Floride :

« J’aurais pu croire que les historiens eussent été intéressés, au moins, à discuter de cette thèse. Au contraire, vous avez, mais vous n’êtes pas le seul, préféré nier et, pire, ridiculiser publiquement – ce que vous continuez de faire – les conclusions des experts reconnus par la communauté scientifique internationale avec des arguments dont je me contenterai de dire que même un adolescent de 15 ans ne les accepterait pas. Tandis que moi, sur ce sujet, j’ai pu faire intervenir des scientifiques du plus haut niveau qui soit – vous en connaissez au moins un, le Dr Pascal Kintz ‑, et ils sont tous parvenus à la même conclusion… ».

Sauf, bien sur, ceux qui étaient investis par le collège suprême de la Fondation Napoléon, tel le Dr Lemaire. Largement médiatisées, et immortalisées par Thierry Lentz, lors, entre autres, d’une conférence à Strasbourg, les détestables railleries sur Ben Weider et sa « poudre de perlimpinpin », témoignent d’un mépris hargneux pour le « Canadien », et d’une volonté affichée de ridiculiser celui « qui échafaude des intrigues politico-romanesques censées expliquer le meurtre de Napoléon ».

Notons la belle trouvaille que constitue le choix du verbe « échafauder » dans ce contexte de destruction, car voici la définition qu’en donne le dictionnaire Le Robert : « Construire par des combinaisons hâtives et fragiles ».

Alors que toutes les portes nous étaient fermées, le même, avec un aplomb confondant, osa affirmer un jour dans une interview vidéo au « Figaro.fr » que « [les empoisonnistes »] sont des « communicants (sic) hors pair, surtout l’empoisonniste Ben Weider », dont il ne manqua pas de souligner au passage les « très gros moyens » !

À propos des « très gros moyens » de Weider, les dizaines de millions de la Fondation se sont-ils envolés ?

Rappel utile : c’est sur ses fonds personnels que Ben Weider a financé toutes les recherches !

« L’empoisonniste Ben Weider » ! La grande classe, toujours.

Il m’arrive parfois de me demander si l’estimable directeur de la Fondation Napoléon est conscient de ce qu’il raconte. Je pense que oui, mais peu lui chaut, puisqu’il est assuré de l’impunité que lui confère la scandaleuse omerta que lui et ses pairs ont érigée en système, et qui les protège tous.

Voici ce qui fut sans doute le dernier coup de pied de l’âne. Il a été décoché par Thierry Lentz – encore lui – dans un Hors Série de « Science & Vie » de juillet 2013 :

Le soufflet [sic ! Soyons juste, la faute incombe à l’auteur de l’article] est très nettement retombé depuis la mort en 2008 de Ben Weider, qui n’a pas eu de vrai successeur doté de la même obsession [apprécions] que lui. Jusqu’à la prochaine fois, le dossier est un peu mort !

Un seul adjectif pour définir un tel propos, surtout sa chute : sordide.


1 – Ben Weider m’a raconté un vif incident qui l’opposa à un ancien président du Souvenir Napoléonien, le Dr Guy Godlewski. Celui-ci étant décédé, je ne puis utiliser les propos que Ben Weider m’a rapportés, et dont je dispose de l’enregistrement sur une cassette.

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