QUAND JE VAIS À LA FNAC

Récemment, je suis allé faire un tour à la Fnac de Nantes (Nantes est la ville du général Cambronne – merde, quand même !). Il est toujours bon de faire une petite inspection au rayon « livres », voir comment se porte le baromètre des ouvrages de la période Premier Empire.

L’aiguille avait chuté, mais est-ce étonnant de nos jours ?

En effet, un peu de mal à les trouver, placés en bas de l’étagère, à croire qu’il ne fallait pas les vendre. Vous rendez-vous compte, cet « âge d’or » (ce terme si vrai, par les faits, pour irriter nos amoureux du plastique) relégué à l’endroit le moins attirant et où nous sommes obligés d’y poser un genou.

Une inquiétude sur le petit nombre exposé : seulement une dizaine.

Le « pape de la Napoléonie » n’avait-il pas affirmé qu’il y avait plus de livres publiés sur Napoléon que de jours écoulés depuis sa mort ? À moins qu’il y ait eu une razzia, mais on n’y croit pas une seconde.

fnac-book
Oui, regardez bien, il y a un livre de Jean-Claude Damamme

OÙ SONT LES LIVRES ?

On peut s’interroger sur le nombre exact d’exemplaires vendus. Il y a des auteurs qui ont étudié et pris des notes pendant des années, sûrement attirés par le chant des sirènes, pour atteindre difficilement la barre des 100 acheteurs, puis ils vous diront qu’ils ne recherchent pas la célébrité, c’est cette fameuse humilité qui ne nomme pas l’échec.

Et pourtant, le vécu démontre que tous, au fond de leur esprit, ne sont pas insensibles à ce que la « papauté tulardienne » dore leurs fers.

Après avoir reçu le marteau du jury, certains obtiennent du sel et s’attachent au ministère de la substitution parentale (de l’Education).

Quant à cette « fondation » – qui porte le nom de l’illustre empereur – où l’argent coule à flots et où on « file » à l’anglaise rue du Faubourg Saint-Honoré, elle semble avoir trouvé sa vitesse de croisière.

Mais comme tout peuple de la mer, qu’elle fasse attention à l’humeur capricieuse des vents et marées.

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2 Réactions

  1. Mariakel 19 janvier 2017 at

    Quelle différence! Quelle honte d’ainsi mépriser cette grande époque de notre Histoire et notre plus grand souverain! La semaine dernière, en me baladant au Cultura, c’est miracle si j’ai trouvé Les documents de l’Histoire sur Napoléon, noyé parmi des livres de sciences humaines divers, dont quelques livres d’Histoire…

    Il est vrai que les bons livres sur l’Empire se font rares, ce qui les rends encore plus précieux…et difficile à trouver.

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  2. Loïck Bouvier 19 janvier 2017 at

    Avec de bonnes lunettes, on peut être ravi d’y voir l’excellent ouvrage de JCD…

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