Russie 1812 – Jean-Claude Damamme

La bataille de Waterloo. Un jour dans l’histoire sur Canal Académie de Christophe Dickès avec Jean-Claude Damamme (historien). 01.01.2005.

« Give me night or give me Blucher » donnez-moi la nuit ou donnez-moi Blücher (prière du duc de Wellington durant la bataille de Waterloo, le 18 juin 1815 vers 17h45) 8 juin 1815. Dans le champ clos de Waterloo, Napoléon et Wellington sont face à face. Avec eux, 140 000 hommes… A quelques lieux de Bruxelles, la ville de Waterloo laisse un souvenir mélancolique pour les Français.

Jean-Claude Damamme évoque la dernière bataille de l’Empereur, qui changea le sort de la France et de l’histoire européenne.

« 18 juin 1815. Napoléon et Wellington sont enfin face à face. Avec eux, 140 000 hommes. Pour la première fois, l’auteur nous fait le récit de Waterloo, heure par heure, dessinant une fresque complète et réaliste du drame humain qui s’est déroulé dans ce champ clos de 5 kilomètre sur 4. Comme pour Les Soldats de la Grande Armée, l’auteur raconte la bataille, ses prémices et ses lendemains, à partir de témoignages de combattants français et anglais, gradés et subalternes, mais aussi de femmes, de médecins et d’habitants.

A travers leurs récits, l’auteur nous entraîne dans les pas de Napoléon, de son départ de l’Elysée à son embarquement pour Sainte-Hélène. A Gand, nous partageons les angoisses des royalistes émigrés avec Louis XVIII. Le 16 juin à l’aube, en compagnie du duc de Wellington et de ses officiers, nous quittons le bal des Alliés à Bruxelles pour aller combattre aux Quatre-Bras ; à Ligny, nous assistons à la dernière et sanglante victoire de l’armée impériale sur les Prussiens. Puis nous plongeons au coeur même des combats de la fatale journée du 18 : nous sommes dans les carrés anglais hérissés de baïonnettes ; nous chargeons avec les cuirassiers et les grenadiers à cheval, avec les élégants lanciers, et, sous la mitraille et les boulets, nous suivons les majestueux vétérans de la Vieille Garde dans leur attaque désespérée contre Mont-Saint-Jean. Le soir, nous fuyons, éperdus, sous les sabres des Prussiens déchaînés. Le lendemain, nous découvrons le champ de bataille sur lequel gisent 50 000 morts et blessés. Cet ouvrage nous fait comprendre que la perte de la bataille fut la conséquence de trahisons et d’une succession d’incroyables défaillances humaines, et que, jusqu’à la fin, son issue fut incertaine : de l’aveu même de l’entourage de Wellington, à six heures du soir, des Anglais allaient céder sous les assauts furieux des troupes françaises : le déferlement soudain des troupes prussiennes du maréchal Blücher les sauva d’une défaite probable, scella définitivement le sort de Napoléon, et redonna provisoirement à l’Europe son visage du passé. »

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