TABLEAUX AVEC NAPOLÉON, PROPAGANDE ?

C‘est devenu une habitude de la part des historiens de salon et des médias mainstream d’associer les tableaux montrant actions militaires ou politiques de Napoléon avec le mot « propagande ». À se demander pour qui ils bossent ?

On espère simplement que ce n’est pas pour les Britanniques – car jugent-ils de la même manière les tableaux de tous les souverains absolutistes de l’époque ?

Cela est tellement dit et écrit que le citoyen lambda finit par le croire, en exemple :

Le tableau avec « Napoléon à cheval franchissant les Alpes » signé David, c’est de la propagande !

Si vous visitez le château musée de Malmaison, vous pourrez le voir en vrai. Et on peut apprendre qu’il avait été commandé par le roi d’Espagne Charles IV au peintre David !

La thèse du Napoléon « hyper calculateur » sur son image tombe définitivement à l’eau. Voilà donc la vérité, ce n’était donc qu’un commanditaire fortuné qui souhaitait acquérir une œuvre d’un artiste où est représenté l’homme le plus populaire d’Europe.

Si aujourd’hui, on a tendance à sourire quand on nous prend en photo, à l’époque du XVIIIe et XIXe siècle, on avait tendance à représenter les personnes sur un tableau à leur avantage. Vu le prix d’un tableau, c’était logique.

La diffusion des tableaux dans les livres et sur les médias du XXe ou XXIe siècle était difficilement prévisible à l’époque. Souvent, les détracteurs aiment représenter Napoléon comme un dictateur qui a forgé son image sur de la propagande. Ce n’est qu’une caricature grossière. Ces détracteurs préfèrent donc avoir des idées superficielles et partielles plutôt que de chercher à savoir les origines des événements.


Ce tableau de David a eut plusieurs versions, 4 au total. À l’époque tous les grands tableaux officiels représentants Napoléon étaient reproduits sous forme de gravure qui étaient diffusées sur le territoire. Dès la campagne d’Italie, Bonaparte s’est fait connaitre avec des reproductions sur papier du tableau d’Antoine Jean Gros le représentant sabre à la main au pont d’Arcole.

Le terme de propagande est anachronique sous Bonaparte, ce terme n’est apparu qu’avec les dictatures totalitaires dans les années 1930.

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